Hamé, du groupe la Rumeur, revient sur la stigmatisation des jeunes des quartiers. comment vous percevez leur traitement de ce qui se passe en banlieue?
Dans ce que j'ai vu, les médias sont devenus des supplétifs de la police. L'impression d'avoir à faire à des courroies de transmission des enquêtes et des contre-enquêtes que la police mène sur elle même et des conclusions qu'elle tire. C'est la police qui enquête sur la police. Je n'ai aucun problème avec les médias dès lors qu'ils font leur travail. Et leur travail c'est quoi? C'est mettre en contradiction le réel. Je ne suis pas pour taire la version de la police, mais il faut la mettre en contradiction avec d'autres sources. Et ces sources, leur donner le même temps d'exposition. Leur donner le même chance d'être entendus. Dans ce cas les journalistes font leur travail, parce qu'ils donnent une possibilité d'y voir clair. En voyant TF1, France 2, on a l'impression d'être en face de médias militants qui ne le disent pas, mais qui militent pour la victoire d'un seul point de vue. Avec l'élection de Sarkozy on va percevoir la dureté de son projet pour nous tous. Mais il y a un aspect positif dans tous ça, c'est que les lignes de fracture, de division, s'éclairçissent. Les flous artistiques idéologiques n'ont plus besoin d 'être entretenus. Cela devient presque bi-polaire. Aujourd'hui, on est Sarkozyste ou on est un voyou, un marginal. Ou un dangereux gauchiste, un ringard, un dépassé qui n'a pas compris qu'aujourd'hui qu'avec la mondialisation il faut faire tourner plus pour avoir plus ou rester sur le bas côté." Déja en 68.....
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